Rentrée universitaire de L’UDERS de Port-au-Prince : un acte de foi en l’avenir

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Le lundi 20 octobre 2025, Port-au-Prince s’est réveillée sous le signe de la persévérance. Au cœur du tumulte d’une capitale souvent en proie aux incertitudes, un son discret mais porteur d’espérance s’est fait entendre : celui des pas d’étudiants regagnant les couloirs de l’UDERS. Dans un pays où les horizons semblent parfois se fermer, cette rentrée incarne la résistance d’une génération déterminée à conquérir un avenir meilleur. Elle représente un acte de bravoure, un cri silencieux mais déterminé: celui de croire encore en l’avenir. Malgré l’adversité et les défis qui paraissent insurmontables, la communauté universitaire de l’UNDH a fait un choix : celui de ne pas capituler. La réouverture de nos campus est bien plus qu’une simple reprise académique ; elle constitue un acte de foi en l’avenir. Elle témoigne de la conviction inébranlable que l’éducation demeure la clé de voûte permettant de bâtir une Haïti nouvelle, une Haïti de paix, de justice et de prospérité.

Pour marquer ce début d’année hors du commun, une assemblée s’est tenue. Non pas dans la crainte, mais dans l’action de grâces. La célébration Eucharistique qui a inauguré cette rentrée fut bien plus qu’un rite religieux. Elle fut un moment de recueillement et de recentrage communautaire, une occasion de puiser, aux sources de la foi et de l’espérance, la force de persévérer. Dans le silence de la prière et l’unité de l’assemblée, une puissance supérieure au chaos ambiant s’est manifestée, apportant la certitude que nous ne sommes pas seuls dans ce combat pour la lumière.

 L’université, une école de sagesse plutôt qu’un marché du savoir 

Dans son homélie, le Révérend Père Marc Henry Siméon a développé une méditation de circonstance. Analysant sur la figure de l’homme riche, qualifié d’« insensé » (Luc 12:13-21) pour avoir confondu ses possessions avec l’accomplissement de sa vie, il a mis en garde contre une connaissance autosuffisante, coupée de toute quête de sens et dénuée de dimension morale et spirituelle. Il a poursuivi en soulignant que la véritable vocation de l’université est d’être une école de sagesse plutôt qu’un marché du savoir. Il s’agit de former des intelligences ouvertes à la vérité dans toutes ses dimensions, en cultivant un dialogue fécond entre la foi et la raison. Dans le contexte haïtien, cette mission revêt une urgence particulière. L’UNDH est ainsi appelée à être un ferment de reconstruction nationale, formant des esprits qui, riches « en vue de Dieu », mettent leurs connaissances au service du bien commun et deviennent des artisans de justice et de paix.

Le rôle de l’université dans la construction d’une contre-narrative nationale

Aux étudiants qui bravent chaque jour les obstacles pour accéder au savoir, nous disons : vous êtes les pionniers de la renaissance. Votre présence est un témoignage éclatant de résilience. Aux professeurs et au personnel qui se dévouent sans compter, nous exprimons notre profonde gratitude. Vous êtes les architectes de cet édifice de savoir que rien ne semble pouvoir abattre.

Le chemin à parcourir reste escarpé, nous en avons conscience. Mais la flamme allumée dans les salles de classe de l’UNDH est une lueur qui refuse de s’éteindre. Elle éclaire les consciences, nourrit les intelligences et forge les caractères. Elle incarne le contre-feu le plus puissant face aux ténèbres.

En rouvrant ses portes, l’UNDH adresse un message clair à la nation : l’espérance est indestructible. Ici, nous ne subissons pas l’histoire, nous la forgeons. Nous formons les leaders qui, demain, relèveront Haïti. Chaque cours suivi, chaque livre ouvert, chaque diplôme décroché représente une victoire sur le fatalisme.

Rejoignez-nous dans cette foi en l’avenir. Soutenez cette jeunesse audacieuse. C’est ensemble, dans la persévérance et l’espérance, que nous écrirons les pages nouvelles de notre chère Haïti.

Le service de l’aumônerie de l’UDERS de Port-au-Prince

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